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Mode responsable : l’éthique, c’est chic !

Le constat sur le secteur du textile est alarmant. Les études estiment aujourd’hui que la mode est l’une des industries les plus polluantes. Souvent citée comme la deuxième du classement, son impact est multiple.

Un secteur à l’impact écologique fort et en pleine mutation

Selon le rapport de la fondation Ellen Mac Arthur, 1 tonne de textile (toutes matières confondues) générerait 17 tonnes d’équivalent CO2. Mais nous ne nous limitons pas qu’au CO2. La mode a bien plus d’impact que cela. De la graine de coton aux vêtements présents dans les boutiques, nous avons identifié ses multiples impacts sur l’Homme et l’environnement : pollution de l’eau, de l’air, épuisement des ressources naturelles, conditions des travailleurs, pétrochimie, gaspillage, surproduction, enfouissement, etc.

Juin fait le lin,
atelier de confection (59)

Consciente de ces enjeux, la Nef a toujours répondu présente en tant que partenaire de la filière « mode éthique ». Des marques emblématiques du secteur telles que VEJA, Laspid et Ardelaine ont d’ailleurs rejoint notre coopérative en tant que sociétaires mais également en tant qu’emprunteurs. Malgré un contexte parfois tendu, nous réaffirmons notre volonté de développer l’accompagnement d’entreprises agissant pour une mode plus responsable. Les projets se sont d’ailleurs multipliés ces cinq dernières années et nous continuons d’accompagner les belles initiatives et innovations du secteur.

Nous avons choisi de soutenir en priorité la fibre bio et/ou bio sourcée, le réemploi, le made in France, les savoir-faire locaux, le sur-mesure, les produits textiles inclusifs entre autres.

Le secteur du textile est en train de vivre de profondes mutations. Voici celles que nous avons identifiées en travaillant avec nos emprunteurs :

  • Les vêtements ont essentiellement été des propriétés individuelles, des réflexions sur leur location et leur usage sont menées.
  • La seconde main et le réemploi se développent énormément en réponse à la fast-fashion.
  • Une partie du savoir-faire, historiquement présent en France et en Europe, a été perdue. Les acteurs d’aujourd’hui doivent faire face à l’enjeu de la relocalisation des productions de textiles.
  • Le DIY* se développe, les citoyens ont envie de confectionner eux-mêmes leurs vêtements.

Les experts et leurs emprunteurs coup de cœur

Pour finir, nous souhaitons vous partager nos rencontres avec des emprunteurs (financés en 2023) qui nous ont fait rêver :

« Victor des 3 Tricoteurs, il s’agit d’un bar à Roubaix qui propose des confections à la demande et sans couture, zéro stock, zéro déchet, zéro chute, coton biologique et laine mérinos. Je trouve le concept vraiment sympa de venir boire un verre et en même temps de se faire tricoter un pull sur mesure! J’ai également beaucoup aimé accompagner Augustin avec sa société Juin fait le lin, qui nous propose des
vêtements en maille de lin afin de valoriser une matière régionale des Hauts-de-France. »

Alice Longuepe
Banquière itinérante

« WeDressFair s’attaque au marché de la vente de prêt-à-porter en ligne qui aujourd’hui est monopolisé par quelques acteurs. L’exigence de transparence, de sélection des marques soucieuses de leurs impacts socio-environnementaux a tout de suite trouvé un écho auprès de moi. »

J.-B. Dusart-Marquet
Banquier itinérant

« Soroera est une plateforme de vente en ligne de culottes menstruelles qui effectue un travail de pédagogie important qui permet de sauter le pas plus facilement. Le travail de Gaëlle pour démocratiser le sujet et faire en sorte d’aider les clientes à s’y retrouver plus facilement entre toutes les marques a fortement résonné en moi. »

Camille Kiry
Banquière itinérante

Cet article a été rédigé par Alice Longuepe, J.-B. Dusart-Marquet et Camille Kiry, banquières et banquier itinérants, pour notre Liste des financements 2023.

*Do It Yourself (Faire soi-même)

Photo principale : We Dress Fair – N.Pijard