Confinement : La Nef vue de l’intérieur

16-04-2020
Photos de salariés de la Nef

La Nef est une petite banque, une PME bancaire plus précisément. 95 personnes, 11 sites d’activité, dont le siège à Vaulx en Velin (banlieue lyonnaise). Alors que se passe-t-il quand, du jour au lendemain, on ne rencontre plus ses clients, le courrier arrive un jour sur deux, au mieux, et surtout, chacun doit travailler de chez soi ? 

 

Mardi 17 mars. Cela fait déjà plusieurs jours que la Nef s’y prépare, mais ça y est, les mesures de confinement sont posées. 

Ainsi, après avoir discuté longuement et négocié entre direction et élus les conditions d’un accord de télétravail mis en place récemment, voilà que du jour au lendemain, l’intégralité de la Nef se trouve à 100% en télétravail. Les services support, informatique notamment, ont travaillé dur pour pouvoir équiper tout le monde en un temps record. Alors, tout le monde en télétravail, problème résolu ? On travaille comme avant ? Et bien pas exactement. 

 

Tout d’abord, l’équipe Nef ayant une moyenne d’âge d’un peu plus de 35 ans, nombreuses sont les familles avec des enfants en bas âge. Et le télétravail est toujours un peu plus difficile quand on doit mêler, dans un même endroit confiné, son rôle de parent et celui de salarié. On pourra ainsi dire désormais qu’on a tous connu la réunion en visioconférence avec le bambin sur les genoux qui essaie tant bien que mal d’arracher le casque audio de son père ou de sa mère…

 

Ensuite il convient de rappeler que l’activité bancaire, comme de nombreuses autres activités, mêle relation client, de proximité, et services supports, de back office, pour faire “tourner l’entreprise”, en respectant une réglementation très stricte. Et que ce soit à un bout ou à l’autre de la chaîne, rien n’est simple.

 

Du côté commercial, tout change du jour au lendemain, comme vous pourrez le lire dans le témoignage ci-dessous. 

Du côté des services dits de back office, c’est -presque- pareil. On se retrouve avec un petit écran d’ordinateur portable là où on est habitué au double écran pour mieux naviguer dans les méandres de notre système d’information. Tous les échanges impliquant du papier, des originaux, doivent être repensés. Il faut assouplir les règles et s’adapter, tout en respectant la loi d’une part, et en ne cumulant pas outre mesure des actions à réaliser post confinement pour rattraper tous ces ajustements, d’autre part. 

 

Enfin, et c’est sûrement l’élément le plus important, c’est qu’au delà des transformations internes fortes induites par ce confinement, toute l’économie tousse. Les emprunteurs se sont retrouvés en difficulté de façon soudaine. Il a alors fallu modifier nos priorités pour répondre aux centaines de demandes de nos emprunteurs qui nous indiquaient ne pas pouvoir faire face aux prochaines échéances de prêt qui allaient se présenter. Ceci a impliqué une analyse rapide de la situation, la mise en place de process et de modes opératoires d’urgence, la “dépriorisation” de certaines tâches, un contact client le plus resserré possible pour rassurer… Tout en étant contraints d’être à l’écoute des différents dispositifs et différentes injonctions, parfois contradictoires,  provenant des pouvoirs publics, eux-mêmes en situation d’urgence, pour aider nos entreprises. 

 

Une fois que nous aurons pu dépasser tout cela, cette situation incroyable et inédite, nul doute que cette capacité d’adaptation et d’organisation rapides dont aura su faire preuve la Nef l’aidera à affronter les prochains défis qui se trouvent devant elle. En espérant que ceux-ci soient moins violents et contagieux que ce virus.

 

 

Ivan Chaleil, directeur commercial et membre du directoire de la Nef

 

 

 

Témoignage d’Aline Desplantes

Être banquière itinérante durant le confinement

Aline Desplantes est conseillère grands comptes et banquière itinérante à la Nef sur les département de l’Hérault, du Gard et de la Lozère, elle partage avec nous son expérience du télétravail en confinement.

 

En quoi le passage en télétravail a-t-il modifié ton quotidien ?

Le télétravail n’est pas vraiment nouveau pour moi, j’en faisais déjà un jour par semaine. Mais le télétravail à 100% en temps de confinement c’est une autre affaire ! Ça a surtout perturbé mon organisation et mes horaires de travail car j’ai deux enfants à la maison. Maintenant je travaille plus tôt le matin, parfois le soir et je fais attention aux heures auxquelles je fixe des rendez-vous téléphoniques pour éviter que ça tombe durant la “récré” !

 

Le télétravail rend plus difficiles les échanges entre collègues. Lorsque je travaille sur un point un peu technique, il m’arrive de passer  voir un collègue deux minutes pour échanger avec lui, maintenant il faut s’organiser en fonction des disponibilités de chacun, donc ça prend forcément un peu plus de temps…

 

Une partie de mon temps de travail était aussi dédié à des déplacements, soit pour rencontrer des porteurs de projet, soit pour suivre l’activité de sociétaires emprunteurs, soit pour participer à des réunions avec des partenaires ou futurs partenaires. Cette partie là est bien entendu stoppée et c’est frustrant, car c’est une part très satisfaisante et enrichissante de mon métier .

 

Sur quoi travailles-tu aujourd’hui ? Est-ce que l’activité crédit est suspendue ?

Je suis toujours en relation avec mes clients. Bien entendu, je ne vais plus leur rendre visite, mais on échange beaucoup par mail et par téléphone.

Actuellement, je gère beaucoup de demandes de clients qui souhaitent suspendre leurs échéances de prêts car leurs activités sont ralenties ou à l’arrêt. Plusieurs de mes clients rencontrent des difficultés, c’est donc important de pouvoir être présente dans ces moments là et de les aider à trouver des solutions. À la Nef, il a fallu mettre en place un nouveau process d’urgence, pour pouvoir gérer ces demandes. Dans cette situation, on avance au jour le jour et on fait de la gestion de crise au quotidien.

 

L’activité crédit n’est pour autant pas arrêtée. Je traite encore des demandes de prêts notamment pour des projets prévus pour l’été,  des projets qui sont moins impactés par la crise (comme par exemple les énergies renouvelables) ou des projets essentiels actuellement comme des cabinets médicaux. Au niveau professionnel mais aussi personnel, cela fait du bien d’avoir encore de l’activité, et de voir que certains projets continuent d’avancer. 

 

Quels sont les points positifs et les points négatifs que tu retires après un mois de travail confiné ?

La Nef a réussi à mettre tous ses salariés en télétravail très rapidement, donc l’activité continue dans chaque service et ça c’est vraiment positif !

Pour ma part, en télétravail, je gagne en efficacité en m’organisant comme je le souhaite et en travaillant au calme.

 

Toutefois, ce qui ne me plait pas vraiment dans le 100% télétravail, c’est d’être loin de mes collègues et de mes clients. Ça déshumanise mon travail, cela le rend moins fluide sur certains points qui seraient réglés très vite en parlant aux collègues directement. Certes, d’un côté je suis plus productive mais les gens me manquent… Pour essayer de contrer  cet isolement, on organise des cafés en visio avec les collègues ! Dans ces moments où on gère une crise au jour le jour, c’est important de pouvoir échanger avec l’équipe. Et je regrette aussi beaucoup ma chaise de bureau… Maintenant j’ai mal au dos sur ma chaise de cuisine !

 

e-café Nef

E-café entre collègues pour contrer l’isolement du confinement !

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